[Ebook] ➩ Exercices corrigés de statistique descriptive : Problèmes, exercices et QCM Auteur Bernard Py – Budi2610.info

Le Prsent Recueil D Exercices, Problmes Et QCM, A Pour But De Prparer Efficacement Le Lecteur Aux Examens Et Aux Travaux Dirigs Les Questions Choisies Sont, Pour La Plupart, Des Questions Types D Examen Elles Couvrent L Ensemble Des Programmes De Statistique Descriptive Habituellement Enseigns L Universit Et En Cole D Ingnieur Les Corrections Sont Clairement Dveloppes Et Explicites De Manire Apprendre, Non Seulement La Rsolution De L Exercice Lui Mme, Mais Encore Russir Tout Exercice De Mme Nature. Exercices corrigés de statistique descriptive : Problèmes, exercices et QCM


About the Author: Bernard Py

1 CV de Bernard PY extrait Bernard PY est enseignant chercheur la facult dconomie et de gestion dAix Marseille Universit AMU Docteur en sciences conomiques, habilit diriger les recherches, matre de confrences hors classe, il enseigne lconomie et la statistique depuis de nombreuses annes.Ses auditoires sont trs diversifis depuis la licence jusquaux masters et doctorats, en milieu universitaire, et en sminaires spcialiss en milieu priv Sa nouvelle forme pdagogique dapprentissage de matires quantitatives sans utiliser la formulation mathmatique est une sorte de dmystification du domaine qui privilgie la logique de rflexion dans lapprentissage, sans jamais en trahir lesprit scientifique.Ses diffrents ouvrages La statistique sans formule mathmatique , Editions Pearson, et Statistique descriptive , cours et exercices, ont t trs bien accueillis au fil des rditions successives 2 Activits de valorisation et de diffusion de la culture scientifique Bernard PY published many copies of books at Economica in the established field of statistical knowledge for economists The total circulation is five successive editions, and fifteen re prints that exceeded 110,000 copies The basic manual was based on an innovative presentation technique the two speed reading between the left hand pages, always reserved for the essential knowledge, and the right hand pages, systematically reserved for demonstrations, supplements and corresponding exercises The book of exercises also received a large audience, with three successive editions These works are now well known by academics, particularly by economic students and managers, but also by a wider and varied audience of researchers, teachers and communicators The latest book statistics without mathematical formula published in French by Pearson Editions also had a good audience third edition It communicates knowledge to an audience of students who do not appreciate the language of mathematics, and is well received, not only in economics but also in fields such as Social Studies, Finance, Sociology, Psychology, Geography, etc If we are to judge by the reviews that he have received in magazines and newspapers, by invitations to inaugural lectures and the proposals of organizations, one might think it fills a gap in this area It is part of a wider development program which Bernard PY calls Citizens Statistics , which is intended as a research support The idea is to understand the numerical signals of the modern world, without the complexity of the mathematical demonstration In other words, since we are so overwhelmed by numbers, graphs and calculations provided by the media and other broadcasters, we must learn to read, interpret, or even objectively criticize all these signals it is the goal of the current writing production linked to the Citizens Statistics orientation research, seminars, publications, conferences.3 Un article sur la Statistique CitoyenneLa statistique citoyenne un programme de culture gnraleNous sommes tous, un titre ou un autre, systmatiquement envahis par les chiffres, graphiques, ou encore valuations, que nous prodiguent les mdias, les administrations, et autres Or, pour comprendre ces messages chiffrs contemporains, il faut apprendre les dcrypter, apprendre employer une mthode statistique La statistique est, en effet, dans le monde actuel, un domaine particulirement important de la connaissance universelle Elle sest subrepticement introduite en quelques dcennies tout autant dans notre vie professionnelle analyse de donnes, de tableaux, de graphes, dindicateurs que dans notre vie familiale lectures de journaux, dindices retransmis par les mdias, de rsultats de sondages, de courbes colores vhicules par la presse Elle fait partie des matires de base de lenseignement suprieur dans la plupart des disciplines o elle est reue avec plus ou moins denthousiasme par les tudiants Cette invasion dans notre quotidien la rendue de plus en plus indispensable, et pourtant on ne peut pas dire que la perception du grand public, charge dune systmatique mfiance son gard, ait chang pour autant Pourquoi La rflexion qui suit sinscrit dans un programme plus vaste de cours, publications, confrences, messages divers, que jai regroups sous le terme de statistique citoyenne Le constat Le monde moderne est un monde de chiffres Ou plutt, de rfrences chiffres, dvaluations chiffres, de rsultats chiffrs en gros, de statistiques Pourtant, nous avons vcu pendant des millnaires sans nous proccuper de ces exigences Le problme, ici, nest pas de juger si nous vivons mieux ou moins bien, ni de prendre parti sur le ncessaire recours la quantification que nos socits ont d maitriser pour progresser mesurer la distance de la terre la lune, calculer lesprance de vie la naissance pour tel pays africain, ou bien encore donner la valeur en de tel PIB national Le propos est plus simplement danalyser comment ces avalanches de statistiques dans nos socits modernes, nous fascinent un point tel que, parfois, pour tel ou tel phnomne de la vie, le rsultat chiffr remplace la rflexion Ce pouvoir du chiffre , que nous subissons dans la vie courante, nous citoyens du XXIme, depuis les indices de prix, jusquaux taux de matire grasse quaffichent les boites de lait, en passant par les sondages que les mdias vhiculent, mrite quon sy arrte un peu, dans le cadre dune rflexion citoyenne Nous sommes tous, en effet, concerns par cette inflation de donnes statistiques dans notre quotidien Cest un nouveau monde de communication statistique qui nous est offert, et auquel nous devons nous adapter Dans son rle de diffusion et dvaluation de linformation transmission de donnes , lobjectif essentiel de la statistique descriptive, cest de faire passer un message neutre, sans ambigit et comprhensible par tout le monde Pour communiquer sur ces messages l, elle nutilise pas des mots et des phrases, mais dautres codages universellement reconnus, plus prcis et moins potiques, bien sr, mais il faut choisir Or, de la mme manire que dans une phrase, il est ncessaire de choisir le bon mot, parmi tous ceux que propose le vocabulaire, il est ncessaire, en statistique, de choisir le bon indicateur parmi tous ceux que propose le corpus mthodologique, sinon, le message est fauss, ou au mieux, ne passe pas La complexit des phnomnes qui nous entourent est due au nombre de ses lments connatre le nombre dlves dune cole maternelle nest pas extrmement compliqu obtenir Connatre celui des habitants permanents de la ville de Hano devient plus compliqu Connatre le nombre dEuropens est, eu gard sa dfinition, encore plus difficile Dans chacun des trois cas prcdents on obtiendra, par une technique de reprage adapte, un seul et unique nombre juste ou faux une date donne La qualit de ce nombre dpendra des dfinitions adoptes quest ce quun lve Un habitant Un Europen La prcision de la mesure sera diffrente selon les outils dinvestigation utiliss.La statistique aura ainsi rduit une ralit un nombre On aura videmment perdu en richesse dinformation On aura aplani la complexit de dpart, mais on aura une ide plus aisment utilisable Si le nombre brut dindividus ne suffit pas, on pourra lui associer dautres caractres lge, le sexe, la nationalit On aura quand mme simplifi la ralit On pourra parler par exemple dge moyen ou de nationalit la plus frquente, en se bornant encore un seul nombre dans chaque caractre cette simplification par le nombre sajoute une simplification dordre critriologique Prenons la variable notes des tudiants de telle anne dtude Si la moyenne se situe par exemple 11 20, on pourra dire que ltudiant Machin qui na que 6 20 nest pas trs brillant, et on le jugera ainsi Cela est vrai dans le domaine en question, mais ltudiant est peut tre bien meilleur dans dautres matires Et, mme si ce nest pas le cas, il est peut tre un as en travaux manuels, ou bien un conducteur dautomobile remarquable Et encore plus globalement, il est bien autre chose que tout a pour ses parents ou sa fiance Quel est linstrument statistique qui peut se permettre de rsumer toutes les facettes de Machin , sans retomber immanquablement dans la complexit de dpart Un rsultat statistique, quel quil soit, ne peut synthtiser une ralit que par un faible nombre de critres bien dfinis la note de ltudiant, le prix dun produit , et lon a besoin de cette simplicit pour pouvoir progresser dans linformation Contrairement une peinture de matre o lon peut apprcier toutes les nuances, les rsums statistiques sont obligs de les gommer.Cette rduction un ou plusieurs nombres fait appel la notion dindicateur o que lon soit sur la plante Terre, une moyenne reste une moyenne lindicateur reste objectif Par consquent, si lon a choisi dutiliser cet indicateur pour faire passer tel message, le rsultat est apprci de la mme manire dans le monde entier, et ninduit aucune confusion auprs de ceux qui connaissent sa dfinition Mais tait ce lindicateur le plus adapt la situation dans ce cas l En matire de comparaisons salariales, par exemple, la mdiane est souvent meilleure que la moyenne Il existe bien dautres indicateurs qui prtendent situer le centre dune srie dobservations Alors comment juger Cest l que commence linterprtation des donnes et des rsultats Le bon sens peut tre un alli prcieux, mais, lui tout seul, il ne suffit pas Il faut lui associer une certaine connaissance Linterprtation Linterprtation des chiffres nest parfois pas immdiate, surtout en sciences humaines, car la statistique bnficie dune sorte de pouvoir dauthentification si un journaliste, en citant ses sources, crit les prix, sur les trois derniers mois, nont pas beaucoup augment , le message est inoprant le public reste sur sa faim mais si il dit linflation, sur les trois derniers mois a t de 0,1 % , le message est authentifi Il faut donc croire que le public fait encore confiance lobjectivit de la statistique et des statisticiens, alors quil commence, parfois, remettre en cause cette confiance vis vis de ceux qui transmettent linformation journalistes et autres , du moins dans quelques domaines sensibles certains rsultats conjoncturels sur laugmentation des prix, ou certains chiffres du chmage, ou la qualit de certains sondages et prvisions, par exemple Parfois, cette confiance en la statistique induit mme certaines personnes retenir plus la donne chiffre que linformation dire que le pourcentage denfants battus, dans un pays imaginaire, est de 0,05 %, incite considrer que le phnomne peut tre ngligeable dire la mme chose en chiffres bruts, soit 25 000 enfants de ce pays imaginaire provoque lindignation, et dire que ce phnomne reprsente une population gale celle du chef lieu de canton, peut motiver certains faire une ptition.De quelle manire la statistique obtient elle les rsultats dans ce monde moderne o lon cherche tout valuer quantitativement Essentiellement par enqutes Cest une recherche dinformations bien spcifique, car ces informations sont gnralement des chiffres Ces enqutes sadressent le plus souvent une petite partie de la population que lon veut analyser on parle alors de sondages.Une fois linformation collecte, elle est traite, mise en ordre, pour constituer des donnes Ainsi, les donnes de lINSEE, en France, sont officielles Celles dautres organismes comme les services ministriels, les Chambres de commerce, les collectivits territoriales, celles des instituts de sondages, ou celles labores par tel tudiant pour son mmoire de fin danne, peuvent aussi tre utilises, selon leur disponibilit, leur prix et la confiance quon leur accorde Le nombre de sources statistiques est considrable et la masse de donnes collectes est loin dtre compltement utilise, ce qui incite certaines personnes penser que bien des statistiques sont inutiles Si lon ajoute cela que, dans la plupart des cas, le chercheur ne trouve pas directement la donne qui lui est ncessaire, ou qui correspondrait au concept thorique quil veut interprter, et quil est oblig de procder une investigation supplmentaire, on comprend que la mesure des phnomnes de la vie nest pas aussi facile quon pourrait le croire a priori, et lon peut ajouter que ce que lon sait mesurer ne correspond pas toujours avec ce que lon veut mesurer Cest dommage, mais il faut bien faire avec, et l aussi linterprtation humaine et la connaissance du terrain peut nous tre plus prcieuse quun belle formule mathmatique Par ailleurs, dans certains livres ou confrences sur ce sujet, on trouve un bon nombre de rvlations, plus ou moins ironiques telle que la suivante, bien connue, affirmant quon se peut ne noyer dans une rivire dont la profondeur moyenne est de 20 centimtres , qui apparaissent tort ou raison comme des critiques de la mthode statistique Le lecteur ou lauditoire en garde limpression que tout est jeter , tout est faux, truqu, et autres sentiments ngatifs Par l mme, cest lesprit scientifique de la statistique qui est malmen, et cest bien dommage, car le public sourit mais perd peu peu confiance dans la neutralit du domaine thorique Cest justement ce que la dmarche de ce que lon appelle ici la statistique citoyenne cherche absolument viter La connaissance Il est trs important de comprendre que ce nest jamais la statistique elle mme qui interprte les rsultats elle nest pas une petite bote noire ou une boule de cristal Ce nest pas une machine On peut utiliser tous les programmes informatiques que lon veut, cest lutilisateur final qui transforme les rsultats en explications claires du phnomne tudi.Admettons, par exemple, que lon trouve dans un article de journal bien document deux donnes statistiques concernant une certaine agglomration en pleine expansion dmographique lune, exprimant, sur dix ans, une augmentation de 10 % du taux de petite dlinquance et lautre, une augmentation de 10 % des ventes de baladeurs numriques, sur ces mmes dix ans Quelle peut tre la raction dun lecteur non averti Il pourrait dire Bien sr, cest mathmatique, les deux phnomnes sont lis En statistique, on dirait plutt les deux variables sont corrles Ce qui nest dailleurs, a priori, pas du tout prouv mathmatiquement , contrairement ce que prtend cette personne Mais allons plus loin et calculons, en nous servant dun logiciel informatique par exemple, lindicateur statistique qui mesurerait cette ventuelle liaison On peut utiliser le coefficient de corrlation il est thoriquement gal 1 pour toute liaison absolument complte on dit fonctionnelle Nous reprenons donc les donnes, anne par anne, sur la dcennie et, notre grande surprise, nous trouvons aprs calcul, un rsultat gal 0,99 cest bien proche de 1 Cela veut dire que plus on vend de baladeurs, plus la dlinquance augmente et inversement Cest un rsultat statistique En dautres termes, statistiquement parlant si lon peut utiliser cette expression , ce rsultat est exact pour cette dcennie dans cette agglomration Ici commence linterprtation est ce que seuls les dlinquants achtent des baladeurs ou bien lutilisation de baladeurs rend elle les gens agressifs Les vendeurs de baladeurs auraient ils intrt ce que linscurit augmente Suffit il de faire baisser la vente de baladeurs pour diminuer la dlinquance Les baladeurs rendent ils dlinquants On voit bien que la vritable interprtation est la suivante cest parce quil y a eu de plus en plus dhabitants dans cette agglomration pendant cette dcennie quil y a de plus en plus de ventes de baladeurs, et de plus en plus de dlinquants, sans que la proportion de lune et de lautre variable ne se soit particulirement modifie dans le total Il y a certainement aussi de plus en plus dobses, de plus en plus de myopes, et de plus en plus dtudiants en statistique Cest donc ltre humain, et lui seul, qui peut se permettre lindispensable interprtation statistique lindicateur calcul nest rien sans son interprtation humaine La connaissance dcoule dun apprentissage qui est gnralement refus par le grand public apprendre la stat, non merci, a me fait trop peur Pourquoi Parce quil a des mathstrop de mauvais souvenirs Mais, lapprentissage traditionnel, bas sur des formules mathmatiques, pouvant effectivement effrayer si elles sont jetes brutalement, on peut facilement substituer une logique danalyse qui permet de comprendre la dmarche et lobjectif Cette logique consiste prendre du recul, en revenant aux bases de construction des indicateurs Evidemment, linverse, il faut bien comprendre quen y mettant du temps et de la bonne volont, nimporte qui pourra toujours appliquer une formule mathmatique, et trouver quen fin de compte, cest facile mais excuter un bon sondage, ou interprter des messages chiffrs rels et en donner un compte rendu honnte et rigoureux, a cest plus difficile Il est grand temps de dmystifier le domaine par quelques considrations, dont la plus importante est sans doute la suivante aucune machine, aucun logiciel statistique, aucune formule mathmatique ne peut avoir la prtention dinterprter les rsultats finaux cest ltre humain et lui seul qui doit le faire, certes aid par une certaine connaissance technique, mais dont lapprentissage, dans la vie courante, relve plus de la logique que de lapplication directe et brutale de formules mathmatiques A laube de ce sicle, on peut affirmer que lapprentissage dune sorte de culture statistique citoyenne fait partie de ce que chaque citoyen doit connatre du domaine, au mme titre que de savoir se servir dune souris dordinateur ou de savoir conduire une automobile sans pour autant tre capable de programmer en langage machine ou de rparer une pompe injection , ou au mme titre que de connatre, dans ses grandes lignes, lhistoire de son pays La statistique citoyenne, ncessaire pour dcrypter les informations du monde moderne, sinscrit dans la culture gnrale Bernard PY.


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